La rentrée scolaire pour l’enseignement primaire et secondaire est fortement menacée en RDC plusieurs  voix s’élèvent ça et là des acteurs principaux intervenant dans la formation des élèves du niveau primaire et secondaire. Enseignants et parents d’élèves sont préoccupés des conditions à réunir pour réussir l’année scolaire qui s’annonce.

Syndicats d’enseignants en ordre de bataille pour la grève

Les enseignants des écoles publiques officielles ou conventionnées en République Démocratique du Congo sont organisés et sont inscrits pour la plupart dans quelques grands syndicats enseignants du pays.

Presque tous les syndicats nationaux des enseignants ont donné après leurs assemblées générales   le mot  d’ordre de grève générale à la rentrée scolaire prévue au 4 septembre 2017.

L’Intersyndical des enseignants du Congo, qui regroupe la Centrale congolaise des enseignants, la Force agissante, le Syndicat national des enseignants protestants, Synep et le Syndicat national des enseignants catholiques, Synecat. Le Syndicat des enseignants du Congo, Syeco, qui vient de tenir son assemblée générale a aussi donné le mot d’ordre de grève. Mme Cécile Thilombo occupe désormais le poste Secrétaire général. Joint au téléphone, M. Jean Bosco Puna du Synecat a donné les raisons qui ont poussé son syndicat ainsi que les autres  syndicats à choisir la grève comme moyen de pression sur l’Etat employeur. « L’Etat employeur ne paie pas les enseignants selon le taux de 1450 Fc et cela malgré les propositions du Parlement. L’augmentation de 20.000 Fc allouée aux fonctionnaires dont les enseignants n’a pas été réalisée »

Associations de parents d’élèves recommandent la modération sur la grève des enseignants

Deux  associations de parents d’élèves, l’Anapeco, Association des parents d’élèves du Congo et  l’Association des Parents des élèves des écoles catholiques, Apec, ont recommandé de la modération dans leurs revendications salariales. L’Apec a d’abord relevé le souci des parents pour l’instruction des enfants. Les enseignants de ces élèves doivent aussi être à l’aise. Face à ces deux exigences, l’Apec recommande la voie d’un dialogue franc avec les parties concernées, Etat employeur et enseignants syndiqués.

RKDIA